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	<title>La Grande Histoire des Alpages</title>
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	<title>La Grande Histoire des Alpages</title>
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		<title>Pour mieux partager la montagne en été &#8211; Episode 3 : Le Pastoralisme une histoire d&#8217;adaptation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jérôme Poulenard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 15:16:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&#160;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe title="E3 - Le Pastoralisme, une histoire d&#039;adaptation" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/3LPJM5Zax8E?start=2&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Pour mieux partager la montagne en été &#8211; Episode 2 : Le Pastoralisme une agriculture qui prend soin de vous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jérôme Poulenard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 15:11:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avenir]]></category>
		<category><![CDATA[Écosystème domestiqué]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe title="E2 - Le Pastoralisme, une agriculture qui prend soin de vous" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/wcFZkicUoAc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Pour mieux partager la montagne en été &#8211; Episode 1 : Le Pastoralisme, Kézako ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jérôme Poulenard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 15:04:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avenir]]></category>
		<category><![CDATA[Écosystème domestiqué]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe title="E1 - Le Pastoralisme, kézako ?" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/1GpvO3j3BKU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Sur l&#8217;alpe de Bellaval (Bourg-Saint-Maurice) au XIVe siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jérôme Poulenard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 13:59:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Une sources sur les alpages à la période médiévale : les comptes de Châtellenies &#160; Les textes sur l’alpage sont rares pour la période médiévale. Les plus anciens, dès le XIIe siècle, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Une sources sur les alpages à la période médiévale : les comptes de Châtellenies</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Les textes sur l’alpage sont rares pour la période médiévale. Les plus anciens, dès le XII<sup>e</sup> siècle, sont les chartes de donation de pâturage et de forêts par les seigneurs aux monastères<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Les plus intéressants sont sans doute les pièces des procès opposant des communautés paysannes à propos des pâturages d’altitude. Le reste, c’est-à-dire essentiellement les sources d’origines seigneuriale ou princière, sont généralement fort laconiques, se contentant la plupart du temps de nommer les alpages, ce qui n’est déjà pas si mal, et de préciser les redevances dues par ceux qui les exploitent, à savoir particuliers, consortages ou communautés d’habitants. C’est le cas des fameux comptes de châtellenie savoyards conservés depuis la fin du XIII<sup>e</sup> jusqu’au début du XVI<sup>e</sup> siècle. Les comptes des châtellenies de montagne, comprennent ordinairement une rubrique dite <em>alpagium</em>, où sont notés le montant de l’auciège, la redevance en fromage due pour la fréquentation par les bêtes laitières des montagnes relevant du comte/duc de Savoie. Il peut également être question d’alpages dans la rubrique des bans de justice (<em>banna concordata et condempnata</em>) des comptes de châtellenie, à propos de délits commis sur les montagnes : dégradation de bâtiments, vol de foin ou de fromages, coup et blessures …. Mais les occurrences ne sont pas si fréquentes. En dehors de ces deux rubriques, l’alpage n’apparait dans les comptes que de façon occasionnelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un texte du compte de Châtellenie de Salins-Tarentaise de 1390-1391</h3>
<p style="text-align: justify;">C’est le cas avec le texte reproduit, traduit et analysé ci-dessous, extrait d’un compte la châtellenie de Salins-Tarentaise « au-dessus du Siaix » (ce qui correspond en gros à la Haute-Tarentaise), pour l’année 1390-1391<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Il s’agit d’une affaire de rente constituée en fromage suite à un délit ou l’alpage tient un rôle important.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-722 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/SA-16705-peau-22.png" alt="" width="662" height="647" data-headline="SA 16705, peau 22" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/SA-16705-peau-22.png 662w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/SA-16705-peau-22-300x293.png 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/SA-16705-peau-22-60x60.png 60w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/SA-16705-peau-22-140x137.png 140w" sizes="auto, (max-width: 662px) 100vw, 662px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet extrait d’une cinquantaine de lignes d’une belle écriture gothique, le châtelain, représentant du duc de Savoie en Tarentaise, rend compte, du paiement par un certain Jacquemet Mourier, habitant de Montvalezan, d’une rente annuelle de cent fromages. Celle-ci avait été constituée en contrepartie de la réduction de moitié d’une forte amende imposée audit Jacquemet à la suite de sa condamnation lors des assises tenu par le juge comtal de Tarentaise et de Maurienne. Que lui reprochait-on ? D’avoir, l’année précédente, fracturé une grange d’altitude pour y voler du foin qu’y avait stocké Pierre Ball, auteur de la plainte déposé contre Jacquemet Mourier. La grange appartenait à deux autres personnages, les frères Pierre et Hugues Baron, dont on ne connait pas les liens avec le plaignant (parents ou associés).</p>
<p style="text-align: justify;">La rente se compose donc de cent fromages pour un équivalent-poids d’un quintal environ. Si on ne connait pas la valeur précise du poids de Bourg-Saint-Maurice, on sait qu’un quintal équivaut grosso modo à 50 kilos. Chacun de nos fromages pèseraient donc autour de 500 grammes. Il s’agit donc de petits fromages au regard de ce que l’on sait du poids des fromages produits dans la région à cette époque, et probablement de fromages de lait de vache. Les gros fromages sont généralement issus d’une production à fruit commun de plusieurs alors qu’il s’agit manifestement ici d’une production strictement familiale, issue de l’exploitation du seul troupeau de Jacquemet Mourier. Autre renseignement, la rente est assignée sur la production d’une montagnette situé sur la montagne de Bellaval au lieu-dit ou Meysieur. Celle-ci, comme les autres biens de Jacquemet Mourier, est tenue en emphytéose, c’est à-dire en tenure perpétuelle du comte de Savoie, qui est donc ici le seigneur foncier, au devoir d’un servis ou cens annuel de trois sous forts.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">On sait qu’en Tarentaise, selon le géographe Philippe Arbos, le terme de montagnette désigne à l’époque contemporaine, un habitat pastoral, occupé au printemps et à l’automne, à mi-chemin donc du village d’hiver et du chalet d’alpage<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. À Bourg-Saint-Maurice et à Montvalezan, les montagnettes étaient occupées, par l’épouse et les enfants, entre le 15 mai et le 1<sup>er</sup> juin, avant la montée à l’alpage, puis, entre la fin septembre et la fin octobre, avant la redescente au village<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>.  Avec ce texte, on a la plus ancienne occurrence connue, pour le moment, du terme de montagnette. Le latin <em>monticulus</em> adopté par le clerc qui a rédigé le compte, en est en effet la traduction littérale. En Savoie du Nord, l’équivalent serai le menchoir ou <em>domus mencherii</em>, termes utilisés notamment dans les comptes de châtellenie du Beaufortin et du Val d’Arly. Pour autant, s’agit-il bien ici d’une montagnette au sens que lui donne Philippe Arbos ? Son environnement en effet, fait davantage penser à un chalet d’alpage. La montagnette de Jacquemet Mourier est en tout cas un lieu de production de fromage. Elle se présente sans doute comme un bâtiment entouré d’une ou plusieurs parcelles de prés. La parcelle est bornée par les possessions des voisins de Jacquemet :  la montagne et les prés de Guillaume, Pierre et Jacquemet Catelin, à l&rsquo;est, la montagne et les prés de Bertod Bernard à l&rsquo;ouest, les prés d&rsquo;Hugues et Pierre Barons de Beaufort, par la partie inférieure. Ces derniers ne sont autres que les propriétaires de la grange pillée par Jacquemet Mourier, qui doit donc se trouver dans le voisinage immédiat de la montagnette de ce dernier. À lire ce passage, on comprend que les particuliers ont ici deux types de possession : des parcelles de prés, sur lesquelles peuvent s’élèver des granges ou des chalets, et des montagnes, c’est-à-dire des alpages. Imprécision du texte, on ne saurait dire si la montagne des frères Catelin désigne une montagne particulière ou s’il l’on veut privée, assez rare à cette époque, ou bien plus probablement, une part d’un alpage commun détenue par les trois frères. On serait alors en présence d’une exploitation de type « petite montagne » familiale et non pas de grande montagne collective, ce qui est cohérent avec la production de petits fromages. On remarque aussi que ces possessions d’altitude semblent être souvent tenues en indivision par des fratries : les trois frères Catelin, les deux frères Baron.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-723 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/SA-16705-peau-23.png" alt="" width="605" height="706" data-headline="SA 16705, peau 23" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/SA-16705-peau-23.png 605w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/SA-16705-peau-23-257x300.png 257w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/SA-16705-peau-23-120x140.png 120w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Au-dessus de la montagnette de Jacquemet Mourier, s’étendent les alpages communs de Bellaval jusqu’à la « frête », c’est à dire jusqu’à la crête. La montagne de Bellaval se trouve au fond de la vallée des Chapieux, au-dessus du village de la Ville des Glaciers, un village qui, sous le nom de Glaciers ou de <em>Villa glaceriis,</em> était habité de façon permanente au début du XIV<sup>e</sup> siècle, avant de devenir, peut-être dès le XV<sup>e</sup> siècle, un simple hameau de mi-saison. Les autres noms de lieu cités dans les textes sont plus énigmatiques. La montagnette se trouve au lieu-dit de Meysieur et la grange, sans doute proche, on vient de le voir, au lieu Val ou au lieu-dit la Vallée ou le Val et j’avoue n’avoir localisé aucun des deux, ni sur les cartes IGN, ni sur le Premier Cadastre Français du XIX<sup>e</sup> siècle, ni sur les tabelles de la Mappe Sarde, même s’ils font sans contestation partie du quartier de la Ville-des-Glaciers. Identifier ou Meysieur avec le toponyme contemporain Maison Longe un peu en amont de La Ville parait assez aventuré. Le lieu de résidence des protagonistes montre enfin que l’on peut résider dans une paroisse et posséder des biens ou des droits de pâture dans une autre : Jacquemet Mourier est de Montvalezan, paroisse située un peu en amont de Bourg-Saint-Maurice, et les frères Baron sont de la paroisse Saint-Maxime-de-Beaufort, de l’autre côté du Cormet de Roselend. Quant à Pierre Ball, le dénonciateur, il est dit du Mont, sans doute dans la très vaste paroisse de Saint-Maurice, un lieu qui, sans certitude, peut correspondre au village de Montrigon, situé à l’exact opposé par rapport à la vallée des Chapieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Fabrice MOUTHON, Montagnes médiévales. <em>Les alpages de Savoie, Dauphiné et Provence du XII<sup>e</sup> au XVI<sup>e</sup> siècle</em>, Université de Savoie-Mont-Blanc, Chambéry, 2019</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Les comptes de la châtellenie de Salins sont toujours scindés en deux partise : <em>A saxo inferius</em> pour la basse et moyenne Tarentaise et <em>A Saxo superius</em>, pour tout ce qui se trouve en amont de Moûtiers.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Philippe ARBOS, La vie pastorale en Tarentaise, <em>Annales de Géographie</em>, tome 21, n°118, 1912, 323-345.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Philippe ARBOS, <em>La vie pastorale dans les Alpes françaises. </em><em>Étude de géographie humaine</em>, Arland Colin, Paris, 1922, p.473-474.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Texte original</h3>
<h4><strong>Extrait du compte de châtellenie de Salins. Archives départementales de la Savoie. SA 16705, 1390-1391</strong></h4>
<h4><strong>A Saxo superius</strong></h4>
<p style="text-align: justify;"><em>Casei novus redditu</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Idem, reddit computum qua receperunt a  Jaquemeto Mourerii de Monte Valesano castellanie predicteque centum seul quintale caseorum infrascrptorum, idem Jaquetus pro se et suis heredibus et succesoribus universis, vendidit perpetuo et titulo vendicionis pure concessit domino nostro Sabaudiae comiti et suis perpetuo succesoribus de redditu seu servicio per annum solvendum annis singulis in festo Appostollorum Philippi et Jacobi intrante mensis maii apud Sanctum Mauricium in Tharentaysia in omnibus castellani dicti loci per dictum Jaquietum et et suos perpetuo heredibus.  Et quod quintale seu centum caseorum idem Jaquemetus assignavit et affectavit super quod suo monticulo vocato ou Meysieur in quo idem Jaquemetus asserit esse viginti falcatas prati falcabiles uel circa sito in monte de Bella Valle, iuxta montem et prata Villelmi Petri et Jaquemeti Catelini, ex oriente, montem et prata Bertodi Bernardi ex alia, frestam seu catumen dicti montis Bellevallis ex superiori parte et iuxta prata Hugonis et Petri Baronis de Belliforti ex parte inferiori. Et eciam super omnibus aliis bonis dicti Jaquemeti et quem monticulem idem Jaquemetus asserebat se prius tenere in emphjiteosis a dicto domino nostro comite sub servicio annuali trium solidorum fortium uel circa. Et hoc, pro precio quindecim libras fortium escucellorum in quibus idem Jaquemetus dicto domino nostro Sabaudiae comiti prius tenebatur pro medietate cuiusdam condempnacionis tringinta libras  fortium in quibus triginta libras fortium incluso vicecomitatu dictus Jaquetus et Johannes eius filius fuerunt condempnati per judicem Tharentaysie ad querimonia Petri Balli de Monte,  quia quadam grangiam Petri et Hugonis Baronis, sitam in loco  de Valle, inculpabatur fregisse et in ipsa quadam feni quantitatam quam in dicta grangia recollegerit  dictus Petri Balli furtine, cepisse et  extrasse justio dicto Petro. Et reliquam medietatem dicte condempnacionis dominus ad supplicacionem humilem dicti Jacobi remisit et quictavit ut per litteram dicti domini nostri comitis de testimonio premissorum. Datam Ripaillie die penultima mensis novembrisAnno domini M CCCLXXXnono, in computo primo precedento de Anno domini MCCCLXXXIX in titulo bannorum condempnatorum de verbo ad verbum copiatam in quo computo precedenti dictus jacobus castellanus dictam litteram una cum supplicacione dicti Jaquemeti exhibuit et penes se retinuit pro ipsa restituenda eidem Jaquemeto. Et computat de dicto redditu, primo pro termino festi appostollorum Philippi et Jacobi intrante mense maii Anno domini millesimo trecentesimo nonagesimo.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Summa : I centum seu unum quintalem caseorum ad pondus Sancti-Mauricii, vendidit in fine computi.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Texte traduit (Fabrice Mouthon)</h4>
<p style="text-align: justify;">[A propos des] Fromages nouvellement reçus</p>
<p style="text-align: justify;">De même, il [le châtelain comtal de Salins-Tarentaise] rend compte de ce qu&rsquo;il a reçu de Jacquemet Mourier de Montvalezan, seigneurie et château précités, c’est-à-dire des cent fromages, soit un quintal, mentionnés ci-dessous. Ledit Jacquemet, pour lui-même et pour ses héritiers et successeurs universels, les a vendus et cédé de manière perpétuelle à notre seigneur le comte de Savoie et à ses successeurs, comme revenu ou service à verser chaque année, le jour de la fête des Apôtres Philippe et Jacques, au début du mois de mai, à Saint-Maurice en Tarentaise, dans les mains du châtelain de ce lieu, par ledit Jacquemet, pour lui-même et pour ses héritiers et successeurs universels.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ce quintal de cent fromages a été assigné et affecté par ledit Jacquemet à sa montagnette appelée « ou Meysieur », situé sur la montagne de Bellaval, jouxtant la montagne et les prés de Guillaume Pierre et Jacquemet Catelin, à l&rsquo;est, la montagne et les prés de Bertod Bernard à l&rsquo;ouest, la crête ou sommet de la montagne de Bellaval, par la partie supérieure et les prés d&rsquo;Hugues et Pierre Barons de Beaufort par la partie inférieure. De plus pour tous les autres biens du dit Jacquemet, y compris la montagnette, celui-ci affirme qu’il les tenait auparavant en emphytéose de notre seigneur le comte, pour un servis annuel de trois sous forts environ.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela [la rente en fromage] a été échangé contre la somme de quinze livres fortes pour lesquelles Jacquemet était redevable à notre seigneur le comte de Savoie, pour la moitié du montant d’une condamnation de trente livres fortes. Ceci inclut la somme à laquelle Jacquemet et son fils Jean avaient été condamnés par le juge de Tarentaise sur la plainte de Pierre Ball du Mont, concernant une grange appartenant à Pierre et Hugues Baron, située au Val. Ils avaient été accusés d’avoir fracturé ladite grange et d’y avoir volé et emporté une certaine quantité de foin, récoltée par Pierre Ball. Et la moitié restante [du montant] de la condamnation a été remise à l’humble demande dudit Jacquemet par notre seigneur le comte, qui l’a libéré de ce paiement par une lettre qui témoigne de ceci.</p>
<p style="text-align: justify;">Donné à Ripaille l’avant-dernier jour de novembre de l&rsquo;an du seigneur 1389, dans le premier compte précédant de l&rsquo;année 1389 dans le titre des bans de condamnation, copié de mot à mot dans le compte précédent où le châtelain a présenté ladite lettre accompagnée de la demande et l&rsquo;a gardée pour la restitution à Jacquemet.</p>
<p style="text-align: justify;">Et il rend le compte de ce revenu, d&rsquo;abord pour le terme de la fête des Apôtres Philippe et Jacques, au début du mois de mai, de l&rsquo;an 1390.</p>
<p style="text-align: justify;">Total : Cent fromages, soit un quintal au poids de Saint-Maurice, vendus à la fin du compte.</p>
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		<item>
		<title>Petite histoire du « service alpage » de haute-savoie au service de la « grande histoire des alpages »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jérôme Poulenard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 13:48:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; L’enquête et la loi pastorale de 1972 : l’électrochoc &#160; Les résultats de l’enquête pastorale de 1972 confirment une très nette perte des surfaces pastorales dans toute la zone de montagne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h3>L’enquête et la loi pastorale de 1972 : l’électrochoc</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats de l’enquête pastorale de 1972 confirment une très nette perte des surfaces pastorales dans toute la zone de montagne française, et fait le constat d’un désintérêt pour l’alpage et le pastoralisme.<br />
 La loi pastorale de 1972 donne de nouveaux outils : les associations foncières pastorales (AFP), les groupements pastoraux (GP) et les Conventions Pluriannuelles de Pâturage. Il faut donc saisir cette opportunité pour aider au maintien de ces pratiques ancestrales qui « collent » avec les signes de qualité des productions fromagères qui se mettent progressivement en place et valoriser ainsi cet extraordinaire patrimoine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Pourquoi et comment se met en place le Service Alpage ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Sous l’impulsion de l’Institut National d’Etudes Rurales Montagnardes (INERM), une véritable croisade de reconquête des alpages et des « estives » est organisée. En Haute-Savoie, dès 1973 un « groupe alpage » émet très vite l’idée de réinvestir la très ancienne Société d&rsquo;Economie Alpestre de Haute-Savoie (1927), qui à l’époque n’organisait plus les «concours d’alpage », sa raison d’être en tant que Section Départementale de la Société Française d’Economie Alpestre<br />
 (depuis 1913).</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-706 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141657.png" alt="" width="466" height="316" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 141657" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141657.png 466w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141657-300x203.png 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141657-140x95.png 140w" sizes="auto, (max-width: 466px) 100vw, 466px" /><br />
 Le Président de la SEA, Louis AUTHOSERRE et la Chambre d’Agriculture donnent leur accord pour réanimer la SEA et créer un « Service Alpage » en 1975. Roger JACQUET, agriculteur à Saint-Gervais et conseiller général devient président de la SEA et s’entoure d’un Conseil d’Administration élargi comprenant des représentants des alpagistes, propriétaires privés, maires, élus du Département, Direction Départementale de l’Agriculture (DDA), Chambre d’Agriculture et services vétérinaires.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-705 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141617.png" alt="" width="630" height="539" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 141617" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141617.png 388w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141617-300x257.png 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141617-140x120.png 140w" sizes="auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-707 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141716.png" alt="" width="535" height="295" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 141716" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141716.png 535w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141716-300x165.png 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141716-140x77.png 140w" sizes="auto, (max-width: 535px) 100vw, 535px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Pierre LACHENAL, après avoir été chargé de mission à la Direction Départementale de l’Agriculture, plus exactement à l’Atelier d’Aménagement Rural, devient directeur du premier « service alpage » de la zone montagne française qui rentre en action avec la création des premières Associations Foncières Pastorales et Groupements Pastoraux</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-717 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-143425.png" alt="" width="375" height="377" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 143425" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-143425.png 375w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-143425-150x150.png 150w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-143425-298x300.png 298w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-143425-60x60.png 60w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-143425-140x140.png 140w" sizes="auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-708 alignnone" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141738.png" alt="" width="1197" height="392" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 141738" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141738.png 1197w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141738-300x98.png 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141738-768x252.png 768w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141738-800x262.png 800w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141738-140x46.png 140w" sizes="auto, (max-width: 1197px) 100vw, 1197px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-709 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141808.png" alt="" width="541" height="367" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 141808" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141808.png 541w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141808-300x204.png 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141808-140x95.png 140w" sizes="auto, (max-width: 541px) 100vw, 541px" /></p>
<h3>Un « Forum de la montagne et des alpages »</h3>
<p style="text-align: justify;">Le grand choc de la sécheresse de 1976 permet de redécouvrir l’alpage en tant que « refuge et assurance sécheresse » avec l’accueil de plus de 3000 bovins et 10 000 ovins venant de départements sinistrés.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-710 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141828.png" alt="" width="440" height="657" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 141828" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141828.png 440w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141828-201x300.png 201w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141828-94x140.png 94w" sizes="auto, (max-width: 440px) 100vw, 440px" /><br />
 Une la mobilisation très forte de financements, jusqu’alors limités à quelques crédits du très ancien chapitre des « améliorations pastorales » du budget de l’Etat, est organisé pour faire face à d’énormes besoins en termes d’équipements en accès, en chalets d’habitation, ateliers de fabrication et abris de bétail, gestion des effluents, adductions et réserves d’eau, énergie, débroussaillement et reconquêtes de zones enfrichées.<br />
 Cette mobilisation n’a, jusqu’à ce jour, jamais été démentie avec les interventions décisives de la REGION (EPR Rhône- Alpes à l’époque) dès 1976, puis celle du Département en 1993, avec la reconnaissance des alpages comme « espaces naturels sensibles » permettant une implication financière conséquente y compris pour le fonctionnement de la SEA.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le Service alpage de Haute-Savoie fait école</h3>
<p style="text-align: justify;">Des « Techniciens Pastoraux » apparaissent dans toutes les zones de montagne avec différents types de structures.<br />
 Des liens quasi permanents sont établis avec les organismes ainsi créés en l’Isère, Drôme, ultérieurement Savoie, sans oublier les liens forts avec nos voisins valaisans, fribourgeois, vaudois et valdotains, avec des initiatives marquantes, telles que des programmes européens, le journal l’Echo des Alpages, la Transhumance hivernale et bien d’autres…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-712 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141930.png" alt="" width="565" height="732" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 141930" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141930.png 565w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141930-232x300.png 232w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141930-108x140.png 108w" sizes="auto, (max-width: 565px) 100vw, 565px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-711 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141855.png" alt="" width="441" height="257" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 141855" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141855.png 441w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141855-300x175.png 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141855-140x82.png 140w" sizes="auto, (max-width: 441px) 100vw, 441px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ces « pastoralistes » se retrouveront avec enthousiaste lors des fameuses « Journées de l’Alpage » d’abord annuellement à Sallanches dès 1984, puis à Megève en 1996, 1997, 1999, 2001 (annulées pour cause de fièvre aphteuse), puis 2003 et 2007. Et ainsi au Festival des Métiers de la Montagne de Chambéry, tous les deux ans depuis 2000 et la participation à « l’Année Internationale des Montagnes » en 2002 avec les premiers « Etats Généraux de l’Eau en Montagne » organisés à Megève et qui se réuniront ensuite tous les 4 ans.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-713 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141950.png" alt="" width="448" height="663" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 141950" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141950.png 448w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141950-203x300.png 203w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-141950-95x140.png 95w" sizes="auto, (max-width: 448px) 100vw, 448px" /></p>
<h3>Une action foncière coordonnée et forte sur les territoires d’altitude</h3>
<p style="text-align: justify;">Avec la création du Conservatoire Départemental des Espaces Pastoraux, né au Grand Bornand lors de l’assemblée générale de la SEA en 2001, dispositif favorisant l’acquisition d’alpages par des collectivités locales ou des établissements publics avec, là encore, une forte implication financière du Conseil Départemental et l’appui attentif de Jacky Pellarin.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-714 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142009.png" alt="" width="736" height="797" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 142009" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142009.png 736w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142009-277x300.png 277w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142009-129x140.png 129w" sizes="auto, (max-width: 736px) 100vw, 736px" /><br />
 En 2011, le dispositif avait déjà permis d’acquérir 800 hectares en 20 opérations et beaucoup plus aujourd’hui !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et aussi, à partir de 2002, l’élargissement des préoccupations de la SEA au triptyque « Herbe, Eau et Arbres » qui, de tout temps, rassemble les acteurs et ressources fondamentales de la montagne et met en œuvre la « force de tonte » des troupeaux et de machines pour le maintien des grands équilibres végétaux et des paysages de la Haute-Savoie…. offrant </strong><strong>ainsi l’occasion de travailler avec l’ensemble des organisations des races animales alpines mais également les stations de ski.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">
 Elargissement à la pédagogie et à la « culture de l’Alpe » en direction du grand public</h3>
<p>Avec des programmes comme « Un Berger dans mon Ecole » (2001) mais aussi des spectacles et productions comme le conte musical « l’Armoise d’Or » (1996), le « Pacte des Alpages » (2001 et 2003) avec Etienne Perruchon, Alain Benzoni, Nicolas Perrillat, Philippe Roman dans le cadre des Journées de l’Alpage de Megève.</p>
<h3><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-715 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142036.png" alt="" width="513" height="452" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 142036" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142036.png 513w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142036-300x264.png 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142036-140x123.png 140w" sizes="auto, (max-width: 513px) 100vw, 513px" /><br />
 Redécouverte des vertus de l&rsquo;alpage et du pastoralisme et son importance pour la diversité biologique, l’environnement et les paysages de montagne</h3>
<p>On constate en effet depuis les années 1990 : &#8211; Un croisement d&rsquo;intérêt très fort des productions pastorales avec les<br />
 AOP et autres signes de qualité des fromages de montagne qui se mettent en place à partir des années 1990.<br />
 &#8211; Un intérêt nouveau pour une agriculture plus respectueuse des milieux et toutes les valeurs patrimoniales de l’alpage (que les Suisses n’ont jamais abandonnées), en réaction au modèle productiviste de l’agriculture prôné dans les années 60 &#8211; 70.<br />
 &#8211; Une redécouverte de la valeur de l’herbe et des prairies d’altitude avec des travaux scientifiques (GIS Alpes du Nord, travaux du CEMAGREF, INERM Grenoble et de l’INRA de Clermont-Ferrand).<br />
 La mise en œuvre des mesures agro-environnementales et la reconnaissance en tant qu’Espaces Naturels Sensibles viendront conforter cette évolution.</p>
<h3><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-716 aligncenter" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142106.png" alt="" width="497" height="713" data-headline="Capture d’écran 2025-02-17 142106" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142106.png 497w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142106-209x300.png 209w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2025/02/Capture-d’écran-2025-02-17-142106-98x140.png 98w" sizes="auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px" /><br />
 Une aventure, née en 1974 qui s’inscrit elle-même, modestement, dans la Grande Histoire des Alpages </h3>
<p style="text-align: justify;">Une histoire qui elle, a débuté avec les premières occupations humaines des hautes terres. Elle est bien loin d’être achevée ! <br />
 On en retrouve en effet les traces de cette occupation au travers des recherches scientifiques menées à partir des sédiments des lacs d’altitude et des travaux archéologiques qui font remonter la présence des premiers troupeaux domestiques à plusieurs milliers d’années.<br />
 Grâce aux nouvelles générations d’hommes et de femmes qui défendent leur métier avec une passion toujours intacte, malgré les nombreux défis nouveaux à surmonter, gardons toute confiance dans la capacité de résistance et la robustesse du pastoralisme de demain !<br />
 Il y aura sans doute parmi la masse d’informations collectées dans le site « Grande histoire des alpages » (https//:grandehistoirealpages.fr) matière à puiser des enseignements pour la montagne de demain et les formes d’organisation et de mise en valeur de ses ressources naturelles.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Propriétés collectives dans les alpages de Haute-Savoie et contrats d&#8217;albergement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[AlpinumEvents]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 06:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Extrait du mémoire de Philippe DETURCHE, mémoire DEA sur les indivis de VALLON-1993. Transmis par la Société d&#8217;économie alpestre de la Haute-Savoie.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Extrait du mémoire de Philippe DETURCHE, mémoire DEA sur les indivis de VALLON-1993.<br />
Transmis par la Société d&rsquo;économie alpestre de la Haute-Savoie.<br />
<div class="ead-preview"><div class="ead-document" style="position: relative;"><div class="ead-iframe-wrapper"><iframe src="//docs.google.com/viewer?url=https%3A%2F%2Fgrandehistoirealpages.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2024%2F07%2Fsocietes_anciennes-Albergement.doc.pdf&amp;embedded=true&amp;hl=en" title="Document embarqué" class="ead-iframe" style="width: 100%;height: 50%;border: none;min-height: 500px;visibility: hidden;"></iframe></div>			<div class="ead-document-loading" style="width:100%;height:100%;position:absolute;left:0;top:0;z-index:10;">
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		<title>Le terroir et son paysage, signe d&#8217;identité chablaisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[AlpinumEvents]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2019 13:55:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Écosystème domestiqué]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marcel Dorioz]]></category>
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					<description><![CDATA[Article de Jean Marcel Dorioz parue dans la revue Nature &#38; Territoire en Pays de Savoie Spécial Geoparc mondial UNESCO de juin 2018 numéro 58 &#160;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Article de Jean Marcel Dorioz parue dans la revue Nature &amp; Territoire en Pays de Savoie Spécial Geoparc mondial UNESCO de juin 2018 numéro 58</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="ead-preview"><div class="ead-document" style="position: relative;"><div class="ead-iframe-wrapper"><iframe src="//docs.google.com/viewer?url=https%3A%2F%2Fgrandehistoirealpages.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2019%2F10%2Fterroir-et-son-paysage.pdf&amp;embedded=true&amp;hl=en" title="Document embarqué" class="ead-iframe" style="width: 100%;height: 50%;border: none;min-height: 500px;visibility: hidden;"></iframe></div>			<div class="ead-document-loading" style="width:100%;height:100%;position:absolute;left:0;top:0;z-index:10;">
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		<title>Evolution plurimillénaire des espaces pastoraux dans les Alpes Nord occidentales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manon Bajard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Feb 2019 21:35:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[1. Les sédiments lacustres: lire la vase au fond des lacs pour explorer l’histoire des pâturages &#160; Les sédiments au fond des lacs sont des archives de l’environnement. Ils accumulent de façon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1. Les sédiments lacustres: lire la vase au fond des lacs pour explorer l’histoire des pâturages</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Les sédiments au fond des lacs sont des archives de l’environnement. Ils accumulent de façon chronologique, stratigraphique et continue dans le temps des particules de sols, de roches, de végétaux et d’animaux (<strong>Figure 1</strong>). Ils enregistrent ainsi année après année, grâce aux apports des rivières, du ruissèlement et du vent, l’histoire de l’environnement et son évolution depuis l’origine du lac. Dans les Alpes, les lacs sont pour la plupart d’origine glaciaire, formés à la suite de la fonte des glaciers du dernier maximum glaciaire, il y 20000 à 12000 ans. Ce sont ainsi autant d’années qui sont potentiellement enregistrées dans la vase de ces lacs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_656" aria-describedby="caption-attachment-656" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-réaliste.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-656 size-medium" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-réaliste-300x249.png" alt="" width="300" height="249" data-headline="Schéma du principe de l'enregistrement sédimentaire" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-réaliste-300x249.png 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-réaliste-768x638.png 768w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-réaliste-800x664.png 800w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-réaliste-1920x1594.png 1920w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-réaliste-140x116.png 140w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-656" class="wp-caption-text"><strong>Figure 1.</strong> Schéma du principe de l&rsquo;enregistrement sédimentaire</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour être étudiés, des carottes de sédiment de plusieurs mètres de long sont prélevés lors d’un carottage (<strong>Figure 2</strong>), depuis un bateau ou depuis la surface du lac gelée en hiver. Les carottes sont ouvertes et analyses en laboratoire. La composition des sédiments est analysée et les carottes sont datées au carbone 14. Les analyses sédimentologiques et géochimiques permettent d’identifier les sources de sédiments. Le comptage et l’identification des pollens permettent de retracer l’évolution de la végétation. Il est complété par l’analyse ADN des sédiments. Les analyses ADN permettent également de retrouver des traces des animaux domestiques présents sur le bassin versant comme les vaches ou les moutons. Le comptage de spores de champignons coprophiles, se développant sur les bouses de vaches ou les crottes de mouton permettent d’estimer la pression pastorale des troupeaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_646" aria-describedby="caption-attachment-646" style="width: 752px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Carottage.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-646 " src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Carottage-235x300.jpg" alt="" width="752" height="960" data-headline="Carottage des lacs alpins" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Carottage-235x300.jpg 235w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Carottage-768x980.jpg 768w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Carottage-800x1021.jpg 800w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Carottage-1920x2450.jpg 1920w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Carottage-110x140.jpg 110w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /></a><figcaption id="caption-attachment-646" class="wp-caption-text"><strong>Figure 2.</strong> Carottage des lacs alpins: a) Lac Bénit, b) en Maurienne, c) lac de La Thuile, d) lac de Gers.</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les Alpes, plusieurs lacs ont déjà été étudié sur ce principe, comme le lac du Bourget, le lac d’Annecy ou le lac d’Anterne en Haute Savoie. Dans le cadre de ma thèse, nous avons étudié le lac de La Thuile (875 m) au sud du Massif des Bauges, le lac Verney (2088 m) sur le versant Italien du col du Petit Saint Bernard en Haute Tarentaise, le lac Bénit (1450 m) dans le Massif du Bargy sur les communes de Marnaz et du Mont Saxonnex, et le lac de Gers (1540 m) entre Flaine et Samoëns dans le Haut Giffre (<strong>Figure 3</strong>). Un dernier lac, le lac d’Arvouin (1660 m) à La Chapelle d’Abondance a commencé à être étudié mais son étude n’est pas encore achevée. Ces lacs ont été choisi selon un gradient altitudinal et pour la présence d’activités agricoles récentes et historique sur leur bassin versant. La synthèse suivante inclue les études réalisées sur le lac d’Anterne (2060 m) et sur le lac de Savine (2440 m, Savoie).</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_657" aria-describedby="caption-attachment-657" style="width: 531px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Localisation-générale.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-657 " src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Localisation-générale-800x994.jpg" alt="" width="531" height="660" data-headline="Localisation générale" data-description="Carte de localisation des lacs étudiés dans les Alpes Nord occidentales" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Localisation-générale-800x994.jpg 800w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Localisation-générale-241x300.jpg 241w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Localisation-générale-768x954.jpg 768w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Localisation-générale-1920x2385.jpg 1920w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Localisation-générale-113x140.jpg 113w" sizes="auto, (max-width: 531px) 100vw, 531px" /></a><figcaption id="caption-attachment-657" class="wp-caption-text"><strong>Figure 3.</strong> Carte de localisation des lacs étudiés dans les Alpes Nord occidentales</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>2. Dynamiques d&rsquo;une colonisation de la montagne pastorale<br />
 </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>2.1 Un développement des alpages d’abord en altitude</em></p>
<figure id="attachment_638" aria-describedby="caption-attachment-638" style="width: 334px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/1-Fer.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-638" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/1-Fer.jpg" alt="" width="334" height="442" data-headline="1-Fer" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/1-Fer.jpg 1270w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/1-Fer-227x300.jpg 227w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/1-Fer-768x1017.jpg 768w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/1-Fer-800x1059.jpg 800w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/1-Fer-106x140.jpg 106w" sizes="auto, (max-width: 334px) 100vw, 334px" /></a><figcaption id="caption-attachment-638" class="wp-caption-text"><strong>Figure 4.</strong> Evolution des paysages agropastoraux durant l&rsquo;âge du fer dans les Alpes Nord occidentales</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Avant l’arrivée des hommes et de leurs troupeaux il y a 3000 à 4000 ans, les espaces montagnards sont boisés. Seuls les étages les plus en altitude, au-dessus de la « limite des arbres » sont des pelouses permanentes. Ce sont ces espaces qui seront les premiers à être colonisés par les troupeaux à l’âge du bronze et à l’âge du fer, il y a environ 3000 ans comme au lac d’Anterne (<strong>Figures 4 et 5</strong>). Les activités se déroulent principalement en plaine et les troupeaux, moutons, vaches, sont montés au pâturage. Le besoin d’espace conduira à leur expansion en déboisant les pentes du haut vers le bas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_642" aria-describedby="caption-attachment-642" style="width: 696px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-Anterne-Savine.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-642 " src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-Anterne-Savine.jpg" alt="" width="696" height="537" data-headline="Evolution de l'érosion et des activités pastorales au lac de Savine et au lac d'Anterne au cours des 4000 dernières années" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-Anterne-Savine.jpg 1901w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-Anterne-Savine-300x232.jpg 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-Anterne-Savine-768x593.jpg 768w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-Anterne-Savine-800x617.jpg 800w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-Anterne-Savine-140x108.jpg 140w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></a><figcaption id="caption-attachment-642" class="wp-caption-text"><strong>Figure 5.</strong> Evolution de l&rsquo;érosion et des activités pastorales au lac de Savine et au lac d&rsquo;Anterne au cours des 4000 dernières années</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>2.2 L’Antiquité – Première période conséquente pour les alpages</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’activité pastorale est importante à l’Antiquité avec l’exploitation des espaces subalpins et montagnards (<strong>Figure 6</strong>). Moutons et vaches sont très présents en altitude, à Savine, Verney et Anterne alors qu’il n’y a pas de trace de mouton à l’étage montagnard au lac de La Thuile. Les étages intermédiaires, au lac Benit et au lac de Gers, semblent par ailleurs encore délaissés à cette période.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_639" aria-describedby="caption-attachment-639" style="width: 698px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/2-Ant.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-639" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/2-Ant.jpg" alt="" width="698" height="454" data-headline="2-Ant" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/2-Ant.jpg 2510w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/2-Ant-300x195.jpg 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/2-Ant-768x499.jpg 768w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/2-Ant-800x520.jpg 800w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/2-Ant-1920x1248.jpg 1920w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/2-Ant-160x105.jpg 160w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/2-Ant-140x91.jpg 140w" sizes="auto, (max-width: 698px) 100vw, 698px" /></a><figcaption id="caption-attachment-639" class="wp-caption-text"><strong>Figure 6.</strong> Evolution des paysages agropastoraux durant l&rsquo;Antiquité et au haut Moyen-Age dans les Alpes Nord occidentales</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>2.3 Déprise pastorale</em></p>
<p style="text-align: justify;">Entre l’époque Romaine et le Moyen âge, les sédiments lacustres enregistrent davantage de pollen d’arbre et moins d’ADN des animaux domestiques (<strong>Figures 6 et 7</strong>), reflétant un abandon des espaces pastoraux et leur recolonisation par la forêt. Cette période, aussi connues sous le nom de « Dark Age » est relativement mal connue du fait de moindre indices archéologiques et paléoenvironnementaux. Ce pourrait être une période plus froide aussi dénommée LALIA pour Late Antiquity Little Ice Age en anglais en reference au Petit Age Glaciaire (Little Ice Age) de l’époque Moderne (1500-1800). Ce refroidissement est en partie lié à des éruptions volcaniques, notamment au milieu du 6<sup>ème</sup> siècle contre le montre l’analyse de carottes de glace du Groenland.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<figure id="attachment_643" aria-describedby="caption-attachment-643" style="width: 692px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-veget.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-643 " src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-veget.jpg" alt="" width="692" height="1078" data-headline="Evolution des paysages des lacs Verney, Gers, Bénit et La Thuile au cours des 4000 dernières années" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-veget.jpg 1925w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-veget-193x300.jpg 193w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-veget-768x1196.jpg 768w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-veget-800x1246.jpg 800w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-veget-1920x2989.jpg 1920w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/FIGURE-Synthèse-activités-veget-90x140.jpg 90w" sizes="auto, (max-width: 692px) 100vw, 692px" /></a><figcaption id="caption-attachment-643" class="wp-caption-text"><strong>Figure 7.</strong> Evolution des paysages des lacs Verney, Gers, Bénit et La Thuile au cours des 4000 dernières années</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>2.4 Le Moyen Âge &#8211; Reprise et expansion des activités vers les altitudes intermédiaires</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le Moyen Âge apparait comme la période la plus importante pour les pratiques agropastorales dans les Alpes Nord occidentales. Tous les étages sont exploités et les surfaces en herbe étendues aux territoires qui ne l’étaient pas encore comme au lac Bénit (<strong>Figure 8</strong>). Les activités sont diversifiées : vaches, moutons, et même de l’ADN de chèvres a été retrouvé dans les sédiments du lac de Gers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_640" aria-describedby="caption-attachment-640" style="width: 595px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/3-MoyenAge.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-640" src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/3-MoyenAge.jpg" alt="" width="595" height="385" data-headline="3-MoyenAge" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/3-MoyenAge.jpg 2502w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/3-MoyenAge-300x194.jpg 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/3-MoyenAge-768x497.jpg 768w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/3-MoyenAge-800x518.jpg 800w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/3-MoyenAge-1920x1242.jpg 1920w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/3-MoyenAge-160x105.jpg 160w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/3-MoyenAge-140x91.jpg 140w" sizes="auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px" /></a><figcaption id="caption-attachment-640" class="wp-caption-text"><strong>Figure 8.</strong> Evolution des paysages agropastoraux au bas Moyen-Age et après le 15ème siècle dans les Alpes Nord occidentales</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>2.5 Spécialisation de la filière bovins et disparition des ovins</em></p>
<p style="text-align: justify;">A la suite du Moyen Âge, les activités semblent perdre un peu en intensité, en lien peut être avec le refroidissement du Petit Age de Glace. A partir du XI<sup>ème</sup> siècle, les analyses ADN montrent un délaissement des moutons au profit des bovins (<strong>Figures 7 et 8</strong>). La culture Suisse des grands fromages se répand et nécessite d’importante quantité de lait qui explique ce changement de pratique d’élevage et la spécialisation de la filière bovine. Ces grands fromages de type gruyères, qui donneront naissance plus tard à l’Abondance et au Beaufort sont facilement transportables et se conservent longtemps, facilitant les échanges et leur commerce.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_644" aria-describedby="caption-attachment-644" style="width: 498px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-douverture-des-Alpages.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-644 " src="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-douverture-des-Alpages.jpg" alt="" width="498" height="415" data-headline="Dynamiques de création des Alpages" srcset="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-douverture-des-Alpages.jpg 1935w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-douverture-des-Alpages-300x250.jpg 300w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-douverture-des-Alpages-768x640.jpg 768w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-douverture-des-Alpages-800x666.jpg 800w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-douverture-des-Alpages-1920x1600.jpg 1920w, https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Schéma-douverture-des-Alpages-140x117.jpg 140w" sizes="auto, (max-width: 498px) 100vw, 498px" /></a><figcaption id="caption-attachment-644" class="wp-caption-text"><strong>Figure 9.</strong> Dynamiques de création des Alpages</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>3. Pour aller plus loin&#8230;<br />
 </strong></p>
<p><a href="https://www.researchgate.net/publication/324170938_Reconstitution_of_soil_and_agro-ecosystem_evolution_trajectories_from_Alpine_lake_sediment_sequences_from_the_Holocene_to_the_Anthropocene">Télécharger la these de Manon Bajard (en Francais et en Anglais)</a></p>
<p><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/02/Publications-Bajard-et-al.-2015-Collection-EDYTEM.pdf">Un article sur le lac de La Thuile (en Francais)</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>En vidéo</em></p>
<p><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/5u1-O5VdHsk" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>L&rsquo;étude de ces lacs a été publié dans plusieurs revues internationales, en Anglais:</em></p>
<p><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/01/Bajard-Catena-20172.pdf">Sur le lac de La Thuile</a></p>
<p><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/01/Bajard-et-al-2017.pdf">Sur le lac Verney</a></p>
<p><a href="https://grandehistoirealpages.fr/wp-content/uploads/2019/01/Bajardetal..2018Anthropocene-1.pdf">Sur le lac Bénit</a></p>
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		<title>1584 : LA COMMUNAUTÉ DE MONTDENIS EN MAURIENNE RÈGLEMENTE LE PÂTURAGE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Mouthon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Nov 2018 15:33:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[À partir du XIIIe siècle, les populations alpines reprennent peu à peu aux seigneurs le contrôle des ressources naturelles. Forêts, alpages, cours d’eau, deviennent ce que l’on nomme alors des communia, cest-à-dire [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À partir du XIII<sup>e</sup> siècle, les populations alpines reprennent peu à peu aux seigneurs le contrôle des ressources naturelles. Forêts, alpages, cours d’eau, deviennent ce que l’on nomme alors des <em><i>communia</i></em>, cest-à-dire des biens communs qu’il revient aux communautés de paroisse de gérer. À cette fin, ces mêmes communautés chargent des commissions restreintes de préparer et faire adopter des règlements appelés aussi « bans ». Les plus anciens dans les Alpes françaises se trouvent dans les Alpes de Haute-Provence et le Briançonnais. Pour la Savoie, le plus ancien règlement conservé est celui de la communauté des Allues, en Tarentaise, qui date de 1390. Ces règlements communautaires de la fin du Moyen âge et du XVI<sup>e</sup> siècle parlent de la protection des bois, de la divagation des troupeaux, de la gestion des canaux d’irrigation (là où l’irrigation des pratiquée). Les alpages et les pâturages en général sont évoqués, comme c’est le cas aux Allues (ne pas endommager les chésières ou fruitières sauf à devoir les réparer), mais ne constituent pas le thème principal, le plus grand nombre d’article étant dévolu aux bois. Plus tard, aux XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles, on trouve des règlements portant spécifiquement sur l’usage de pâturages, qu’il s’agisse des alpages proprement dits, des pâturages de mi-versant ou de fond de vallée, ou encore des pistes ou «drailles» qui y conduisent. Pour la Savoie, le plus ancien est celui de la communauté de Montdenis, en Maurienne, conservé aux archives départementales de la Savoie sous la côte dépôt 29, E233, liasse 3. Daté du 11 août 1584, le document consiste en cinq feuillets de papier rédigés, non pas en Latin (depuis l’ordonnance de Villers-Cotterêts promulguée en 1539 par le roi François I<sup>er</sup>, alors que la Savoie est sous occupation française), ni en dialecte franco-provençal, mais dans un français très approximatif, émaillé de quelques termes patois.</p>
<p>Ce jour-là, à Saint-Julien, Pierre Borjon et Jehan Burguieau, les deux syndics « modernes », c’est-à-dire élus pour l’année afin de représenter la communauté de Montdenis, accompagnés par quatre conseillers de la même paroisse, eux aussi désigné par l’assemblée des chefs de famille, comparaissent devant le lieutenant du châtelain ducal de Maurienne. Il s’agit de soumettre à son approbation, comme c’est l’usage, le nouveau règlement ou « bamp » et d’obtenir sa promulgation. Le dispositif de compose de six articles qui consistent en autant d’interdictions suivies des amendes prévues pour les contrevenants.</p>
<p>On établit en premier lieu qu’aucune bête ne peut être mise à pâturer dans les prés des Planes ou ailleurs dans la paroisse au-dessous du rocher de la Tovière, avant la fête de Notre-Dame de septembre, soit le 8 du même mois, c’est-à-dire, sans doute, avant la seconde fauchaison de ces même prés. Tout infraction sera puis par une amende d’un florin par troupeau pour la communauté, plus un sou au champier, c’est-à-dire le garde champêtre chargé de surveiller le territoire et faire appliquer le règlement, la moitié devant revenir à son adjoint.</p>
<p>Il est ensuite rappeler de façon indirecte que le bétail inalpe ordinairement entre la saint Jean (24 juin) et la saint Michel (29 septembre) sur le vaste territoire compris entre le village de la Tovière, la grande Biesse et le Plan du Cuyr. Il faut cependant en exclure les veaux, les animaux malades et les bœufs de labour, ces derniers étant presque toujours confinés dans « le plan », c’est-à-dire à l’étage des cultures et des habitations. Tout infraction entraine une amende de deux sous par bête et par jour, la moitié de la somme allant au champier, le reste sans doute à la communauté. </p>
<p>Entre la fête de Notre-Dame de mai (la Visitation, le 31 du mois) et la Saint-Michel, personne de pourra faire paître ses bêtes dans ses propres « champs », à l’exception des bêtes de bâts, c’est-à-dire des chevaux, mules et mulets. Peut-être par champ faut-il comprendre ici ses propres prés, tant l’exclusion des animaux des emblavures avant et pendant les moissons paraît évidente. La peine est la même que précédemment. </p>
<p>Il est également interdit de mener ses bêtes, sauf les bœufs, même attelées, par les sentiers escarpés (<em><i>vieues saiglières</i></em>) de la paroisse. Même peine que précédemment.</p>
<p>Personne n’est autorisé à faucher les prés de la confrérie du Saint-Esprit, au lieu-dit la Grande Seytive, avant la fête de Notre-Dame de septembre, soit le 8 de ce mois sous peine d’une amende de de deux florins par jour de fauche. La confrérie du Saint-Esprit est une institution importante dans les communautés de montagne. Elle possède souvent un patrimoine important alimenter par des legs, notamment des prés et mêmes des parts de montagne. La fauche de ces prés était concédée à des particuliers moyennant une redevance afin d’abonder les caisses de la confrérie, celle-ci servant à fiancer le banquet annuel et la distribution de vivres qui avait lieu traditionnellement le jour de la Pentecôte.</p>
<p>Enfin, dernier article, personne ne doit introduire de bêtes étrangères à la paroisse sur le territoire de celle-ci, sous peine de trois sous d’amende. La mesure est toutefois limitée aux six prochaines années. Une interdiction classique en ces temps où l’on craint le surpâturage et la dégradation des bois. Elle n’est pas toutefois pas générale en Savoie tant s’en faut. Ce qui est ici visé, c’est l’institution de la commande, c’est-à-dire la prise en pension pour l’été d’animaux appartenant à des éleveurs extérieurs à la paroisse ; une pratique pourtant tolérée ailleurs, tout au plus limité. Ainsi à Bessans, la révsion des anciennes coutues réalisées en 1567 proclame que «que nul de Bessans ne puisse fere conduyre estrangers betails par les pasturages a plus de troys vaches, trente brebis ou en equipolence et que celles que se amèneront despouys la feste des Roys seront comptéds au nombre».</p>
<p>Une fois approuvé, le règlement est publié à Montdenis, par le métral de Saint-Julien, c’est-à-dire le subordonné local du châtelain, en présence du notaire ayant rédigé l’acte, m<sup>e</sup> Pierre Pupet, ainsi que d’un témoin. On ne sait comment est faite la publicité, par affichage du texte, par « cri », c’est-à-dire promulgation orale, ou plus probablement suivant les deux méthodes.</p>
<p><strong><b>Bamp</b></strong></p>
<p>Du onzième d’ost mil cinq cent huictante quatre, ont compareu par devant nous, Jehan  Julien de Pupet, lieutenant du seigneur chastellain de Maurienne au lieu de Saint-Julien et Montdenis et honeste Pierre Borjon et Jehan Burguieau, modernes syndicz de Montdenis … honeste Estienne Jullien, Jehan Chastes, Pierre Borjon, feu Jehan et Georges Eystaz, conseillers de ladicte communauté de Montdenis, lesquels conseillers [folio 1 v°] durablement ont requis le bamp estre mys et entretenu en et sur tous leurs prés des plannes et tous aultres desdictz de Montdenis que personne ny mette pasturer aulcunes bestes avant la feste Notre-Dame de septembre mesme de le Rochaix de la Thoviere en sus, tendant au soubz de eussel et les partys, à payne d’ung florin, savoir pour chacung troupeau et un soult au champier aplicable par moitié à son accesseur et moytié à ladcite communaulté.</p>
<p>Idem, que personne ne puisse [folio 2] faire aucun bestial l’esté de la Thoviere au Bue tendant au Cuyr et à la Cosche santz en réserver les veaulx et bestes malades et beste de labour, de la feste Sant-Jehan-Baptiste jusque à la feste Saint-Michel, à peyne de deux soulz pour chascune beste et chascun jour et deux quartz au champier.</p>
<p>Idem, que personne ne puisse mettre aulcun bestal fore les bestes a bast chacung sur soy par les champs [folio 2 v°] de Nostre-Dame de maie jusques à le feste Saint-Michel, à peyne de deux soulz pour chascune beste et chascun jour applicable comme dessus et deux quartz au champier.</p>
<p>Idem, de ne mener aulcune beste, sauves bochaulx par la vieue saiglieres dicte paroisse memes aucung appleyet, à peyne  pour chascun et chascune journée, de deux deux soulz, applicable comme dessus. </p>
<p>Idem, que personne n’alhie faulcher à la grande  Seytive jusque à la feste Notre-Dame de [folio 3] septembre sur les prés de la confrérie du Sainct-Esprit dudit lieu, à peyne contre ung chascung contrevenant et pour chascune journée d’ung florin, savoir applicable comme dessus.</p>
<p>Idem, que personne ne puisse amener aucun bestal en ladicte paroisse de Montdenis estrangière et que en soyt tennu à peyne contre ung chacung contrevenant et pour une chacune journée de trois soulz fortz applicable comme dessus et ce, pour le [folio 3 V°] temps et expace de six années prochaines venues.</p>
<p>ET requerantz de tout ce dessus estre leur octroyé et estee publié ausdits lieu de Montdenis, lieu et heure de ce fera accoustumé en aultre lieux où bon leur semblera [folio 4] et ordonne qu’il sera publié audit lieu au jour, lieu et heure de ce jour accoustumé par le premier sergent sur ce requis et aultres lieux qu’il appartiendra.</p>
<p>Donné audit lieu de Montdenis, ledit an et jour que dessus.</p>
<p>Dudit jour</p>
<p>Guillaume Morard, mestral de Sainct-Julien et Mondenis, a apporté à moi, curial, sous nommé, avoir publié ce jour d’huy, en lieu et heure de ce fère [folio 4] accoustumé, au lieu de Montdenis et le présent bamp à requeste des impétrans d’icelluy auquel personne ne s’est opposé, de laquelle publication les scindicz dudit lieu en ont reçus ce présent acte, en présence de me Pierre de Pupet, notaire ducal, et de Jehan Bexa, de Saint-Martin-la-Porte, tesmoings ladicte publication assistans aussy qu’il a rapporté.</p>
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		<title>Des Alpes à la Méditerranée &#8211; 25 ans de transhumance hivernale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[AlpinumEvents]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 May 2018 13:38:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Production : GIE Alpages et forêts Réalisation: Vincent Ingels &#160; © SEA 74 &#8211; Septembre 2010 &#160;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Production : GIE Alpages et forêts<br />
Réalisation: Vincent Ingels</p>
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<p><iframe loading="lazy" title="Des Alpes à la Méditerranée - 25 ans de transhumance hivernale" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/wGp4HUgUi7I?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>© SEA 74 &#8211; Septembre 2010</p>
<p>&nbsp;</p>
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